and rose again

Laetitia Benat

Words for Laetitia Benat

I’ve known Laetitia Benat since 1996, when she worked as an intern at Purple magazine, where I’m a regu- lar. She was still a student at the Ecole de Beaux Art in Lyon, mostly working with photography and video. One day she showed a close-up photograph of a girl wearing a white plastic bag as a top, which had the words “Thank You” in red across the chest. That simple image became the cover of the summer issue, # 11, 1996, and Laetitia became a regular at Purple and began showing in Purple’s occasional exhibitions, among others, and expanding her output to include drawings, collages, and ceramics.
The photographs, collages, and ceramics in her exhibition, and rose again, combine religious symbol- ism, scientific artifacts, and the worldly New Age as if seen through a spiritualist’s prism. A photograph of an evangelical symbol is placed with the still shot of a ceramic cruet; the picture of a monk’s vestment is positioned next to that of an Asiatic votive still life image; a photograph of one of her handmade ceramic figurines lurches forward in aggressive pantomime alongside a photograph of quietly falling snow over a rooftop. The single image of a pale, nude girl reveals her bobbing on her enfolded arms in serene security at the verge of a stream. These are beautifully shot photographs — beautiful in the sense that they are bal- anced, nicely proportioned, and carefully ordered. The collages are taken from computer downloads and include color wheels, scientific curios, a nude figure, and hippie-era musicians. The ceramics are somewhat like her pen and pencil drawings, only in 3D. Some are abstract, some have fingerlike tendrils, some have masks, and some are of animals. In all, her images and objects, interiors and environments, and colors and textures bring to mind terms like simple, significant, and respectful.
Laetitia has an easy empathy for people and things. She doesn’t aim to be hip or controversial. If anything her works are the polar opposite of stridently political art or noisy, sexy, speedy, and cheap, commercial pop art — from the Sixties up to now — simply by not being either political or pop. Her images derive instead from the quiet, inside-outside world of her careful choosing, and are imbued with her almost-Japanese es- thetic of reticent gift giving. The gift-giving aspect is especially evident, I think, in her subjects and materi- als, and in her close-in style of drawing, modeling, and photographing — and because Laetitia treats her subjects, objects, and chosen media so intimately. Which, I think, is one of the things that makes her work contemporary or so pertinent now.

Jeff Rian


Quelques mots pour Laetitia Benat

Je connais Laetitia Benat depuis 1996, elle travaillait alors comme stagiaire à Purple magazine où je suis un habitué. Elle était encore étudiante à l’Ecole des beaux arts de Lyon, et travaillait surtout la photographie et la vidéo. Un jour elle a montré une photographie d’une fille en gros plan portant un sac en plastique blanc, en guise de tee-shirt, avec les mots « Thank you » inscrits en rouge sur la poitrine. Cette image toute simple est devenue la couverture du numéro d’été de 1996, le n°11, et Laetitia est devenue une habituée de Purple. Elle a commencé à montrer son travail lors des expositions occasionnelles de Purple, entre autres, et a dével- oppé sa production avec des dessins, des collages et des céramiques.
Les photographies, collages et céramiques de l’exposition and rose again, associent symbolisme religieux, artefacts scientifiques et une sorte de mondanité New Age, comme perçus au travers d’un prisme spirituel. Une photographie d’un symbole évangélique est placé à côté du cliché d’un flacon en céramique; l’image d’un vêtement de moine est disposée près d’une nature morte représentant un votif asiatique; une photo- graphie de l’une de ses figurines en céramique bondissant comme un pantomime agressif se trouve à côté d’une photographie de neige tombant doucement sur un toit. L’image seule d’une fille nue et pâle révèle son flottement sur ses bras croisés, sereinement, au bord d’une rivière. Ce sont de belles photographies – belles au sens où elles sont équilibrées, bien proportionnées et soigneusement ordonnées. Les collages viennent de téléchargements et ils incluent des roues de couleur, des curiosités scientifiques, un nu, et des musiciens de l’époque hippie. Les céramiques sont un peu comme ses dessins au crayon mais en trois dimensions. Cer- taines sont abstraites, certaines ont des mèches folles, certaines ont des masques, et certaines représentent des animaux. En tout, ses images et objets, intérieurs et environnements, ses couleurs et textures font penser à des mots tels que simple, éloquent, et respectueux.
Laetitia a une empathie sereine envers les gens et les choses. Elle n’essaie pas d’être branchée ou de créer la controverse. Ses oeuvres sont plutôt à l’opposé d’un art politique strident ou de l’art pop commercial, bruyant, sexy, rapide et facile – des années 60 à aujourd’hui – simplement pour n’être ni politique ni pop. Ses images découlent d’un paisible monde intérieur-extérieur façonné par des choix minutieux, et elles sont impregnées d’une singulière esthétique, presque japonaise, à l’image de cette retenue au moment de faire un cadeau. Cette retenue est particulièrement évidente, je crois, dans ses sujets et matériaux, et dans son style de dessiner, de modeler, de photographier en plans rapprochés – et parce que Laetitia traite ses sujets, ses objets et les choix de ses matériaux de façon si intime. C’est, je pense, l’une des choses qui rend son travail contemporain ou si pertinent aujourd’hui.

Jeff Rian

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    Text by Jeff Rian

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    and rose again, Exhibition view, Galerie Crèvecoeur, 2011

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    and rose again, Exhibition view, Galerie Crèvecoeur, 2011

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    and rose again, Exhibition view, Galerie Crèvecoeur, 2011

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    and rose again, Exhibition view, Galerie Crèvecoeur, 2011

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    untitled, digital collage, 20 x 27 cm

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    untitled, 2011, ceramic, 25 x 12 x 11 cm