Jorge Pedro Núñez, Lavas y magmas

May 18 - June 9

Artnews
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For his fourth exhibition at the Galerie Crèvecoeur, Jorge Pedro Nuñez is evoking several fields of research which are recurrent in his work: optical illusions, theories and problems associated with the workings of the universe (space-time), pop culture, or the making of structures using pre-existing objects.

The departure point for this exhibition comes from the defiance of gravity. In 1993, Michael Jackson, the planetary pop star, decided to patent “Anti-Gravity Illusion Shoes”, accessories that allowed him to bring off one of his best-known choreographic movements, which appeared for the first time in 1987 in the clip for “Smooth Criminal”, and which produces an illusion of controlled falling. After finding the design of these shoes, now openly accessible online, Jorge Pedro Nuñez set about deconstructing the movements he created, until they became almost ghostly, as if this were a real scientific procedure.

This question of a physical illusion has been transcribed into a series of sculptures presented in the exhibition, all made up of geometric assemblages of recycled objects and plaster. It is as if he had the possibility to deconstruct physical matter, like the different lines of a schema, while also using the precision of kinetic art, the artist stretches, twists and takes apart the geometrical lines of everyday objects (mattresses, rackets, clothes dryers) so as to produce a new direction. He applies to them a material often associated both with construction and the history of sculpture: plaster. This allows him to fix the gravitational pull.

By orbiting between physical and media illusion, between scientific procedures and pop culture, between geometric rigour and expressionist productions, Jorge Pedro Nuñez is pursuing his work of decoding and de-codification of aesthetic forms.

“We live in a world populated by structures- a complex mixture of geological, biological, social, and linguistic constructions that are nothing but accumulations of materials shaped and hardened by history. Immersed as we are in this mixture, we cannot help but interact in a variety of ways with the other historical constructions that surround us, and in these interactions we generate novel combinations [, some of which possess emergent properties. In turn, these synergistic combinations, whether of human origin or not, become the raw material for further mixtures.” Manuel de Landa, excerpt from “A Thousand Years of Non Linear History”.


Jorge Pedro Nuñez, pour sa quatrième exposition à la galerie Crèvecoeur, convoque plusieurs champs de recherche récurrents dans son travail : l’illusion optique, les théories et problèmes physiques liés au fonctionnement de l’univers (espace-temps), la culture pop, ou la construction de structures à partir d’objets préexistants.

Le point de départ de cette exposition se situe dans un défi à la gravité. En 1993, Michael Jackson, pop-star planétaire, décide de breveter les «Anti-Gravity Illusion Shoes», accessoires lui ayant permis de réaliser l’un de ses mouvements chorégraphiques les plus connus, apparu pour la première fois en 1987 dans le clip de «Smooth Criminal», permettant une illusion de chute contrôlée. En retrouvant les dessins des chaussures, désormais accessibles à tous en ligne, Jorge Pedro Nuñez s’est appliqué à déconstruire, jusqu’ à les rendre quasi-spectrales, les mouvements qu’il détaillait, comme s’il s’agissait d’un réel procédé scientifique.

La question de l’illusion physique est transcrite dans la nouvelle série de sculptures présentées dans l’exposition, toutes composées par des assemblages géométriques d’objets récupérés et de plâtre. Comme s’il avait la possibilité de déconstruire la matière physique comme les différents traits d’un schéma, mais aussi la précision de l’art cinétique, l’artiste étire, tord et désassemble les lignes géométriques d’objets usuels (matelas, raquettes, sèche-linges) afin de produire une nouvelle direction. Il y applique un matériau associé à la fois à la construction et à l’histoire de la sculpture, le plâtre. Qui permet de figer ici toute velleité gravitationnelle.

En orbitant entre l’illusion physique et médiatique, entre procédé scientifique et culture pop, entre rigueur géométrique et façon expressioniste, Jorge Pedro Nuñez poursuit son travail de décodage et de dé-codification des formes esthétiques.

«Nous vivons dans un monde peuplé de structures - mélange complexe de constructions géologiques, biologiques, sociales et linguistiques qui ne sont rien de moins que des accumulations de matériaux formés et solidifiés par l’histoire. Immergés jusqu’au coup dans ce mélange, on ne peut pas s’empêcher d’interagir de plusieurs façons différentes avec les autres constructions sociales qui nous entourent. Avec ces interactions, nous générons de nouvelles combinaisons, parmi lesquelles certaines possèdent des propriétés émergentes. A leur tour, ces combinaisons synergiques, qu’elles soient d’origine humaine ou non, deviennent le matériau brut permettant de futurs mélanges.» Manuel De Landa, A Thousand Years of Non Linear History, «Lavas and Magmas»

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